Plessis-Pâté

Plessis vient du latin "plectere" : ployer, enlacer. A l’origine, c'est un lieu défensif composé d'arbustes entrelacés en tresse était appelé "la Plesse", "Plessier" ou Plaissié" qui évolua par la suite vers "le Plessis". Pâté vient du nom du possesseur des lieux au XIVe siècle : Jean Pâsté, chevalier de la Châtellerie de Corbeil. Erigé en baronnie en juillet 1657 au profit de Geoffroy de Laigue, conseiller d'Etat.. Au fil du temps, le nom de Paté fut remplacé successivement jusqu'à la Révolution par ceux d'Agouge et de Sebbville, lorsque la seigneurie devint la possession de ces familles.

La seigneurie qui dépendait pour le spirituel de Brétigny fut érigée en paroisse le 26 juillet 1657. Cette nouvelle paroisse fut " chargée de 20 livres tournois en vers le curé de Brétigny, et sa fabrique de 12 livres envers celle de Brétigny". L'édifice à nef unique avec un clocher porche est placé sous le vocable de N-D-de-l'Immaculée-Conception, elle a été restaurée par le baron Geoffroy de Laigue au XVIIe siècle. Les bombardements de 1944, qui lors de la Seconde Guerre Mondiale, ont eu pour cible l'aérodrome, ne l'ont malheureusement pas épargnée.

L’agriculture était l’activité principale du village. Dans le passé, plus de 650 hectares étaient consacrés à la culture de céréales, pommes de terre, betteraves, luzerne, le cheptel animalier était très important, on recensait plus de 400 animaux de ferme (principalement des moutons).

L'Essonne n'est pas le Texas, mais quand même on y recense dix huit puits de pétrole dont celui du Plessis-Pâté. Le or noir est pompé, puis acheminé par un oléoduc d'une douzaine de kilomètres jusqu'au centre de transformation et de contrôle de Vert-le-Grand. Là, le brut est séparé de l'eau par décantation, puis le pétrole transite par un second pipe-line jusqu'à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne).

 

Eglise du Plessis-Pâté

Puits de pétrole du Plessis-Pâté

 

 Sources:

Photo J. Peyrafitte

Carte postale collection J. Peyrafitte

 

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